Restauration d’une zone humide à Saint-Agrève (07)

Un important chantier de restauration d’une zone humide a été organisé tout au long de l’année sur la tourbière du « Creux de l’âne » au lieu-dit « Les Grenouilles » sur la commune de Saint-Agrève.

p1080377_ap-6 Les travaux ont commencé début de l’année 2016 pour se terminer au mois d’octobre. Ils ont été entrepris par le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes (CEN) avec, et c’est une première, la collaboration de l’entreprise de travaux et d’exploitation forestière de Roger Escomel basée à Mars.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du « contrat de rivières Eyrieux, Embroye, Turzon », porté par le Syndicat Mixte Eyrieux Clair. Il est financé par l’Agence de l’Eau Rhône-Méditérannée et la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Le but était de « restaurer un milieu impacté par l’homme pour qu’il redevienne une zone humide au fonctionnement naturel » commente Marie-Anne Revaka, chargée de projets pour l’antenne Ardèche-Drôme du CEN.

 

img_20161026_100418En effet, la tourbière du « Creux de l’âne » abrite une mosaïque de milieux naturels façonnés par les activités humaines : agriculture et sylviculture notamment. Elle contribue, avec les nombreuses autres sagnes et narces qui l’entourent, à la préservation de la ressource en eau du territoire, tant en qualité qu’en quantité.
Certains secteurs dégradés ne permettaient néanmoins plus de remplir ces fonctions. En 2013, le CEN a donc fait l’acquisition d’une plantation de résineux au lieu-dit « Les Grenouilles » pour opérer des travaux de restauration.

 

img_20161026_100253La restauration s’est faite en deux phases :
– la première phase des travaux a eu lieu de février à avril et avait pour but de couper l’ensemble d’une plantation d’épicéas qui couvrait une partie de la zone humide drainée à cet escient. Une partie du bois a été conservée et broyée sur place et l’autre partie valorisée en bois énergie ou de palette, voire en bois d’œuvre pour les plus beaux sujets.
– La deuxième phase de travaux a eu lieu en octobre et a consisté quant à elle à boucher l’ensemble des drains de plantation afin de redonner à la zone humide toute sa fonctionnalité hydrologique. La matière utilisée pour le bouchage provenait du broyat de la première phase.

Il s’agit à présent de laisser la nature se remettre tranquillement de ces travaux et de suivre la reconquête de la zone humide par les espèces animales et végétales suite au rétablissement d’un fonctionnement hydrique plus naturel.