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Préserver les prairies naturelles du Massif central

Le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes participe au programme “Maintien de la biodiversité des territoires ruraux du Massif central à travers la préservation de la qualité et de la fonctionnalité des milieux ouverts herbacés”.

pfd_06-2006_2838Eléments emblématiques des paysages du Massif central, les prairies naturelles jouent un rôle déterminant dans le maintien de la biodiversité locale, en particulier pour la flore et les insectes. Elles sont également au coeur de l’agriculture du massif, en soutenant une production agricole de qualité (viande, lait et fromages, miel, etc.) reconnue par différents labels.

Or, ces milieux naturels régressent depuis un demi-siècle, sous l’effet de la déprise agricole, du boisement ou de leur conversion en prairies artificielles.

Ce constat est à l’origine du programme “Maintien de la biodiversité des territoires ruraux du Massif central à travers la préservation de la qualité et de la fonctionnalité des milieux ouverts herbacés”, porté par l’IPAMAC (association interparcs du Massif central).

De 2011 à 2015, 4 Conservatoires d’espaces naturels, 5 Parcs naturels régionaux, le Parc national des Cévennes et le Conservatoire botanique national du Massif central unissent donc leurs efforts pour travailler ensemble autour de trois axes :

  • la caractérisation et la cartographie des prairies du massif ;
  • la mise en place d’actions de restauration et de gestion sur dix sites test, en lien avec les agriculteurs et les acteurs territoriaux ;
  • la construction d’un réseau d’acteurs (agricoles, gestionnaires d’espaces naturels, scientifiques) à l’échelle du Massif central.

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Trois sites pilotes pour le Conservatoire

Le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes s’implique sur trois sites test.

  • Les tourbières et prairies de Goudoulet sur le plateau ardéchois : l’objectif est décloisonner les prairies humides, isolées par des plantations de résineux, afin de faciliter la circulation des espèces liées aux zones humides (partenariat avec le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche et la Chambre d’agriculture de l’Ardèche).
  • Les prairies humides du haut bassin de la Semène dans le Pilat : les actions envisagées visent ici à optimiser les coûts de gestion des prairies humides par les agriculteurs afin de les intégrer dans les systèmes d’exploitation (enjeu de sécurisation de l’approvisionnement fourrager) ; la mise en oeuvre de mesures compensatoires de la destruction d’une zone humide à des fins agricoles sera également testée (partenariat avec le Parc naturel régional du Pilat).
  • Les hautes chaumes du Forez, dans la Loire et le Puy-de-Dôme : sur ce vaste secteur, il s’agit d’étudier et restaurer la connectivité écologique entre prairies naturelles, landes et pelouses, tourbières et zones humides de tête de bassin ; les liens entre biodiversité des prairies et qualité des produits seront aussi développés (partenariat avec le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne et le Parc naturel régional du Livradois-Forez).

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