Prévenir les inondations grâce aux zones humides

En écho aux récentes crues et épisodes pluvieux, et à quelques jours de la Journée mondiale des zones humides (le 2 février), c’est l’occasion de mettre en lumière l’intérêt des zones humides dans la prévention des inondations : par leur capacité à absorber et stocker l’eau, un peu comme des éponges, les milieux humides jouent un rôle-clé pour réguler les crues.

Les crues sont de fortes augmentations du débit et de la hauteur d’eau d’un cours d’eau. Elles sont généralement liées à de fortes précipitations, comme c’est le cas en ce moment dans plusieurs départements. Les récentes précipitations ont été tellement abondantes que les rivières ont débordé et inondé champs, jardins et zones habitées à proximité !

Et si, au lieu de déborder sur le pas de nos portes, les rivières débordaient dans les champs ou dans des zones naturelles ? Ces espaces s’appellent des « zones d’expansion de crue ». Ce sont des espaces naturels sans bâtis, où l’on pratique souvent des activités agricoles, et qui sont suffisamment vastes pour accueillir le surplus d’eau.

Elles stockent une grande partie des eaux de pluies, directement au niveau de la zone humide ou indirectement en facilitant l’infiltration de l’eau vers les nappes, et diminuent ainsi l’intensité des crues. Grâce à elles les rivières ne débordent pas sur la place du village mais dans des espaces où l’eau ne causera aucun dégât. C’est le cas par exemple du marais de Boitray et des prairies inondables du Val de Saône, véritables “barrages naturels” en amont de Lyon : sans eux, on peut facilement imaginer que l’eau monterait davantage sur les quais de la Saône et du Rhône à Lyon. Et, en bonus, la vase déposée lors des crues est très riche et permet de nourrir le sol !

Investir dans les zones humides est donc rentable : à l’échelle nationale, les dégâts causés par les inondations s’élèvent en moyenne à 265 millions d’euros par an, soit bien plus que le coût de la préservation des zones humides ! De manière générale, il coûte 5 fois moins cher de préserver les zones humides que de compenser la perte des services qu’elles rendent.

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