Le 24 juin 2014, le contrat de territoire corridor biologique Grand Pilat était  officiellement signé, par Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, et Michèle Perez, Présidente du Parc naturel régional du Pilat.  © PNR du Pilat

Le 24 juin 2014, le contrat de territoire corridor biologique Grand Pilat était officiellement signé, par Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, et Michèle Perez, Présidente du Parc naturel régional du Pilat.
© PNR du Pilat

Le Parc naturel du Pilat a signé en juin 2014 un Contrat de territoire corridor biologique Grand Pilat avec le Conseil régional de Rhône-Alpes pour la mise en œuvre d’un programme d’actions sur la période 2014-2018. Originalité : il porte sur un territoire qui va bien au-delà de celui du Parc.

« Dans la nature, tout est lié et le maintien des éléments dits “remarquables“ nécessite une bonne qualité des espaces considérés comme plus ordinaires », explique Catherine Beal, responsable du Pôle Protection et gestion de l’espace au Parc naturel régional du Pilat. « Au moment de la dernière révision de la charte du Parc, engagée en 2008, nous avons souhaité appuyer le travail sur ces espaces et ces espèces que l’on a tendance à oublier et, dans ce cadre, la notion de corridor nous intéressait. Il est apparu que les grands enjeux se situaient au niveau des connexions entre le Parc, identifié “cœur de nature“ dans la cartographie du Réseau Écologique Rhône-Alpes (RERA), et les réservoirs de biodiversité périphériques comme les monts du Lyonnais, le massif de Bonnevaux, le plateau de Chambaran… »

 

Quand le Parc sort de ses limites

A l’issue d’échanges avec les services de la Région, les SCOT(s), les départements, le Cen Rhône-Alpes… un périmètre de 130 000 hectares prenant en compte ces enjeux a été défini, soit près de deux fois la surface du Parc ! Ce territoire a fait l’objet d’une cartographie au 1/25 000e de la trame verte et bleue, aboutie fin 2012. Une vaste concertation avec près de 150 structures du territoire (collectivités, associations, socio-professionnels, scientifiques, aménageurs…) a été lancée afin d’élaborer un programme opérationnel qui maintienne ou restaure la trame écologique. Trente actions ont été ainsi validées, qui pourront bénéficier d’une aide de la Région via le contrat. « Vu notre situation géographique, en bordure du Massif central et de la vallée du Rhône, il était naturel d’élargir aux territoires voisins, qui ont bien accepté le jeu de l’articulation des actions. C’est l’occasion de plus de cohérence entre leurs programmes spécifiques, et d’un échange d’expériences et de savoir-faire qui enrichit les décisions de tous. La trame écologique est aussi une trame d’acteurs ! »

Christel Leca – Article extrait du journal Espaces naturels de Rhône-Alpes n°14 

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