Le CEN Rhône-Alpes était invité le 15 novembre à venir présenter une synthèse sur le réensemencement de sites dégradés, suite à la journée régionale produite en mars dernier.

En termes d’éco-conception et d’efficacité des projets, il est vrai que la réflexion pragmatique qui était ressortie de cette rencontre transversale, avec en toile de fond l’idée de travailler local et si possible avec des semences récoltées localement, était une bonne illustration d’une manière de procéder qui limite les impacts sur le milieu et les apports de matériaux extérieurs ou les transports inutiles.

L’initiative de l’Agence française pour la biodiversité de construire cette journée était en effet une bonne occasion pour se rendre compte que les projets éco-conçus le sont souvent de manière partielle : la couverture d’un sol en toile de coco, par exemple, une fois biodégradée laisse souvent sur place un entrelac d’agrafes métalliques et d’armature nylon ; les superbes toitures végétales contiennent parfois plus de plastique, hors étanchéité, que de végétaux. Sans compter les toiles de création de mares ou les ouvrages de génie civil en bord de rivière que le temps finit par détériorer pendant que les solutions végétales vont plutôt s’enrichir en biodiversité.

Il reste donc du travail pour améliorer les solutions techniques et les rendre plus éco-conçues. D’une part, pour introduire le moins possible d’éléments non biodégradables sur l’espace naturel, d’autre part, pour limiter au minimum l’impact carbone des projets. D’excellentes initiatives se développent : par exemple, l’Atelier Luma lutte contre l’écobuage des pailles de riz en Camargue en inventant des protections dunaires à base d’éléments de design biosourcés en pailles de riz.

 

Et le réensemencement dans tout ça ? 

Il témoigne d’une forte réussite en termes d’éco-conception des projets de reverdissement : un choix technique qui est fait en tenant compte des ressources matérielles, humaines et écologiques présentes localement avec un mot d’ordre à avoir toujours en tête : utiliser des semences ou des foins locaux afin d’éviter et les transports fastidieux et les mélanges génétiques non souhaitables.

En fait, beaucoup de projets sont éco-concevables, encore faut-il se fixer cela comme une priorité !

 

– Consulter le diaporama de l’atelier de Fabrication d’éléments de design biosourcés : la paille de riz comme protection dunaire

– Consulter la page dédiée à cette journée